Violence / non-violence

>>> Remarque reçue :

Dans votre livret, au titre « complémentarité ou incompatibilité entre stratégies », il est clair que la réponse est « incompatibilité ». Donc, si c’est incompatible, il ne peut être question de limiter l’incompatibilité !
Il paraît un peu naïf de croire que des règles de bonne conduite suffisent à résoudre le problème (sachant que le secret est à la base des activistes de type blackblocs)

Il semble important d’annoncer que nous nous désolidarisons de toute action violente entreprise contre les personnes, et de toute destruction de biens publics ou de biens privés dont les propriétaires n’auraient aucune responsabilité dans l’objet de la manifestation.

>>> Notre avis :

S’il est important de pouvoir se désolidariser des actions portant préjudice à l’intégrité physique et psychologique des personnes, ou détruisant des biens n’ayant rien à voir avec les objectifs de la lutte, il nous semble que nous pouvons assurément graduer nos propos, notamment au regard du public, de la presse et des autorités. C’est l’objet de nos propositions.

Dans les luttes qui ont eu lieu dans la dernière décennie, à Notre Dame des Landes, comme ailleurs, les divisions entre les partisan.nes de différents modes d’action sont devenues une source de tension qu’il nous semble nécessaire d’aborder autrement que par des impératifs réciproques. Il y a clairement un rejet de plus en plus perceptible concernant les postures dogmatiques des militant.es et mouvements non-violents. Les principes de non-violence sont perçus comme imposés tels des principes indiscutables, alors qu’ils peuvent effectivement faire le jeu du pouvoir ou du système dont nous devons sortir.

Dans notre contexte d’aggravation exponentielle de la situation climatique, et face au sentiment d’impuissance que cela génère, cette division a fait irruption au sein même du camp climat d’Alternatiba – Action Non-Violente COP21 de l’été 2019.

Plutôt que la division ou l’impossible compréhension mutuelle, nous voudrions donc ouvrir des pistes moins exclusives permettant de dépasser les absolus qui desservent la mobilisation.

Nous souhaitons préciser, qu’au delà des règles de bonnes pratiques mutuelles que nous suggérons, effectivement difficiles à faire respecter, il nous semble essentiel que la stratégie de lutte non-violente devienne beaucoup plus radicale, en terme d’engagement autant que d’objectif.

Or la radicalité ne doit pas se mesurer au niveau de dégradation, de violence ou de peur généré, mais bien à sa capacité à faire changer le cours de l’histoire…

C’est bien l’objet du travail que nous proposons.

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